Condamnation de Seth Bertrand pour avoir participé à des activités d’une organisation terroriste
Communiqué de presse
Windsor (Ontario) – Le 20 mai 2026 – Aujourd’hui, la Cour supérieure de justice de Windsor a condamné Seth Bertrand à une peine de neuf mois d’emprisonnement et trois ans de probation, conformément à l’art. 83.18 du Code criminel pour avoir participé à une activité d’un groupe terroriste entre février et mai 2021.
Bertrand a été déclaré coupable le 7 août 2025. Il a reconnu avoir présenté une demande pour devenir membre de l’Ordre national-socialiste (ONS), anciennement la Division Atomwaffen (AWD) dans laquelle il offrait de mettre ses aptitudes au profit de l’idéologie suprémaciste blanche prônée et s’engageait à la promouvoir.
Bertrand a participé à des activités de méfaits à l’encontre de personnes et de biens se rapportant à la communauté 2ELGBTQIA+. Il a tagué des mots injurieux sur le WETrans Centre et a cassé la vitrine du Centre au moyen d’un disque de frein. Il a crevé les pneus d’un véhicule garé à l’extérieur d’une résidence où vivait un couple marié de même sexe et a laissé une note : « L’AtomWaffen sait qui vous êtes! ». La note en question contenait également des symboles nazis et l’inscription : « Gloire à Hitler ».
Bertrand a revendiqué ces actes non seulement pour être accepté au sein d’un groupe de discussion du National Partisan Movement, mais également pour renforcer sa demande d’adhésion à la AWD/l’ONS. Ces groupes font prévaloir les actions concrètes et ne se limitent pas à un « militantisme numérique ». Leur but ultime est de créer un État ethnique blanc.
Citation
George Dolhai, directeur des poursuites pénales, a déclaré ce qui suit :
« Le terrorisme enraciné dans l’idéologie suprémaciste blanche n’est pas une menace abstraite; il s’agit d’une stratégie délibérée visant à normaliser la violence motivée par la haine. Ces actes isolés perpétrés à l’échelle locale contre des individus visaient à remettre publiquement en cause, par la violence, la légitimité de la pleine participation des membres de la communauté 2ELGBTQIA+ à la société canadienne. Le but ultime est de contribuer à une déstabilisation plus vaste. Cette affaire confirme que les infractions motivées par la haine et l’extrémisme n’ont aucune place dans la société canadienne. »
Faits en bref
- Les accusations en matière de terrorisme ne peuvent être portées qu’avec le consentement du procureur général. Ce consentement peut être donné au nom du procureur général par le directeur des poursuites pénales ou une des directrices adjointes des poursuites pénales.
- Le Service des poursuites pénales du Canada est une organisation nationale chargée de poursuivre les infractions relevant de la compétence fédérale, sans influence indue et dans le respect de l’intérêt public.
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Renseignements
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